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Gourdon : du Moyen-Age à nos jours,

l’attrait millénaire d’un des plus beaux villages de France

 

A dix kilomètres des rivages de la Grande bleue, le village de Gourdon s'élève à 700 mètres au-dessus de la vallée du Loup et la Riviera. Sur les traces de la Reine Victoria invitée le 19 avril 1891, un million de visiteurs viennent le découvrir chaque année.

 

Dressé sur son rocher, Gourdon a souvent servi de place forte. Une véritable citadelle s'y est bâtie dans les années 800. Château fortifié et remparts sont édifiés à l'à-pic d'un site vertigineux. Les habitants ont pu durant des siècles s'y tenir à l'abri des convoitises barbaresques, des rivalités féodales et des guerres de religion, rappelle avec l'accent, le 1er adjoint Pierre Beaufils.    

Dans les années 1950 le village s'est ouvert au tourisme. « Une époque où pour compléter les productions de lentilles, pois chiches, blé et pommes de terre qui permettaient de se nourrir, les villageois se sont lancés dans celles plus commerciales, d'agrumes et de fleurs d'orangers ».

 

Le  Chemin du Paradis

Entre le village « d'en haut » et ses nouveaux arrivants d'en bas, une modernité à l'ancienne s'est établie. Un chemin muletier creusé dans la roche, long de deux kilomètres et aux 700 mètres de dénivelé, a servi de cordon ombilical à ce nouveau Gourdon. Un chemin au nom prédestiné, celui de « Chemin du Paradis ».

Aujourd'hui le Pont du Loup représente près des deux tiers des 437 résidants de la commune. Tous s'activent autour de gorges où se développent en harmonie, cultures, canyoning et plaisir d'y habiter.

Dans le village « d'en haut », patrons de boutiques, artisans, fabricants de produits locaux, et restaurateurs se passent la main de génération en génération. « Ils sont une grande partie de l'âme de Gourdon. .

 

Des déjeuners et dîners entre ciel et terre

Faiseurs de pain d'épice, créateurs de parfums et maîtres verriers gardent ici pignon sur rue depuis plus de mille ans. Au long des traverses et ruelles de la citadelle, les boutiques aux architectures médiévales se succèdent pour le plaisir de plus d'un million de visiteurs par an.

Au cœur du village les restaurateurs, suspendus entre ciel et terre, offrent de bonnes tables de restauration provençale, tandis que quelques mètres en dessous, le champ de fleurs de la Source parfumée attend pique-niqueurs et amateurs de biodiversité.  

« A quelques lieues des bling-bling de la Côte, les habitants de Gourdon préfèrent réserver les charmes de leur village au million de personnes qui leur rend visite chaque année.  

 

Gourdon a son Chaupin

Au cœur des traverses du village, quelques notes de musique. Après 5 CD et 3 DVD, Roger Chaupin continue depuis ses 10 ans d'accompagner en musique les visiteurs. Sur grand écran des images tournées par lui. Au long du jour Roger Chaupin interprète à la guitare ou sur l'un des six claviers qui l'entourent, de merveilleuses mélodies aux flagrances de Provence.

 

Laurent Negro mécène, châtelain, gentleman et collectionneur

Pas de passage à Gourdon sans visiter son château, monument historique en date des IXe, XIIe, et XVIIe siècles. Un château que son propriétaire Laurent Negro, et son épouse, ont restauré avant d'y ouvrir un musée historique et l'un des plus beaux musées au monde « des arts décoratifs et de la Modernité ».

« Au fil des salles du château nous avons réuni beaucoup d'objets historiques de l'époque médiévale, et une des plus belles collections mondiales de mobiliers des années 30 ».

Aujourd'hui Laurent Negro et  son épouse Afsoun veillent inlassablement à de nouveaux aménagements des jardins du château dont certains dessinés par André Le Nôtre, restent suspendus au-dessus du pays grassois.

Au travers de milliers de choses à faire et en toute simplicité, Laurent et Afsoun ont convié nos lecteurs à l'une des plus belles visites dont on puisse rêver.     

Dans la chapelle du château, des œuvres des XVe, XVIe et XVIIe. Peintures des écoles flamande, italienne et française, le triptyque de Barent Van Orley, la Ste Cène de Louis Silvestre. Bois sculptés polychromes dont l'exceptionnel St-Sébastien du Greco.

Dans le Musée des arts décoratifs et de la Modernité, de Jean Dunand : panneaux laqués (1928-1930), Trésor national classé comme la plus belle représentation cubiste à la française des années 30, réalisé pour l'hôtel particulier d'un banquier parisien, avec une partie de son mobilier d'origine réalisé par Mille.

Dans le vestibule du XIIe et sous de grandes voûtes ouvertes au XVIIe, des drapeaux de régiments de Louis XV. A visiter la salle d'armes au sol en Noir de Flandres, avec du mobilier Louis XIII, des armes des XVIe, XVIIe et XVIIIe, et un portrait du Seigneur des Lombard (1640) par Mathieu Le Nain.

 

Interview du Maire

Pour le maire Eric Melé, l'adhésion de Gourdon à la Communauté d'agglomération Sophia Antipolis CASA- a apporté beaucoup à ses concitoyens.

« Au cœur du triangle Tourrettes-Courmes-Bar sur Loup, Gourdon est en pleine zone verte des seize communes de la CASA. Une communauté qui a pris en charge le ramassage des ordures, le tri sélectif, les transports collectifs et à la demande avec le « Ici-là » qui donne satisfaction à nos concitoyens.

« Ici pas d'envies de voir s'installer de nouveaux arrivants. Ce qu'il nous manque, c'est un téléphérique qui comme dans les stations du haut-pays relierait le Gourdon historique et celui de la vallée du Loup. Je souhaite que CASA, région PACA et département des Alpes-Maritimes, s'associent à la réalisation d'un projet plus que nécessaire dont les études et les coûts modestes sont déjà établis ».

 

À quand l'inauguration du téléphérique qui joindra en toute saison Gourdon-le-haut et Gourdon-le-bas et permettra aux scolaires et aux actifs de rejoindre leurs lieux de travail et d'activité tout en évitant un détour routier de treize kilomètres ?

Un téléphérique qui sera un plus pour les gens et l'environnement, et un nouvel attrait touristique pour Gourdon.  

 

Vidéo en ligne à partir du 4 septembre